Entretien avec Michel Pouzol, Député de l’Essonne et Président de Semardel

2.itw mpouzol« En tant qu’élu et Président de Semardel, je veille à la plus grande transparence de notre entreprise », découvrez ici l’intégralité de l’interview donnée par Michel Pouzol au Républicain.

Michel Pouzol, vous êtes député de la 3ème circonscription de l’Essonne, qu’est-ce qui vous a conduit à devenir le Président de Semardel ?

Le statut juridique de Semardel est celui d’une SA (société anonyme), entreprise privée du secteur concurrentiel. Mais c’est une SA, particulière, puisque c’est une SEM (Société d’économie mixte) : on trouve parmi ses actionnaires majoritaires des collectivités territoriales.

C’est un modèle économique relativement répandu, dans le domaine de la gestion patrimoniale, (Tour Eiffel), des transports (aéroports), ou encore du traitement des déchets comme Semardel.

Pour présider le conseil d’administration et représenter cet actionnariat particulier, les membres publics comme privé ont fait le choix depuis sa création de nommer un élu. Après Pierre Champion et Francis Chouat, j’ai été désigné par les actionnaires.

En tant que parlementaire, je pense incarner l’intérêt général de l’ensemble des collectivités membres du conseil d’administration. Je pense qu’il est important aussi pour un élu d’être en constant contact avec la réalité économique d’une entreprise du secteur concurrentiel, forte de 600 salariés, et acteur majeur de l’économie sociale et solidaire.

 

 

 

 

Quels sont les missions de Semardel ?

 

Cet actionnariat publique imprime fortement sa marque dans la manière dont Semardel agit et fonctionne. Les collectivités actionnaires cherchent non pas des dividendes, mais la mise en place d’un outil innovant, et le moins coûteux possible pour les finances publiques.

Être au service du territoire, de ses habitants et des collectivités du SIREDOM (Syndicat de traitement des déchets ménagers du sud Francilien) telle est la mission assignée par ses actionnaires à Semardel, et sur la mise en œuvre de laquelle je veille en ma qualité de président.

A l’instar de la gestion de l’eau, la question de la gestion des déchets, est une question cruciale en termes de santé publique, de respect de l’environnement et de développement de notre société et qui ne sauraient répondre exclusivement à des intérêts privés à court terme.

L’Ecosite de Vert le Grand / Echarcon, constitué d’unités de valorisation de tous les types de déchets non dangereux est une référence nationale et internationale. Nous avons des partenariats avec l’Allemagne, le Canada, et nous recevons la semaine prochaine le ministre Sud-Africain de l’environnement de la Province du Cap.

Ce qui intéresse au-delà de nos frontières ce n’est pas seulement la performance technique de notre Ecosite, mais le modèle économique, associant acteurs privés et publics au service exclusif du territoire.

 

 

 

En quoi Semardel sert vraiment le territoire ?

Semardel traite l’ensemble des déchets des habitants et des entreprises du territoire. Cette approche globale permet une maîtrise des coûts de traitement, associée à une politique d’investissement ambitieuse, assurant des outils performants et innovants qui contribuent là encore à réduire les coûts.

Cette démarche permet à Semardel de pratiquer des prix de l’ordre de 30% inférieurs à la moyenne nationale (source ADEME). Nous orientons tous nos efforts pour faire encore baisser les prix facturés aux Siredom et donc à ses habitants.

Nous favorisons également l’emploi local, avec 600 salariés, dont plus de 80% résident en Essonne, et nous sommes un partenaire actif du tissu associatif local, notamment dans le domaine sportif.

 

 

 

Comment le prouvez-vous ?

Notre activité est en pleine croissance, au cours des 5 dernières années nous avons créé 250 emplois.

Nous répondons, dans les mêmes conditions que toutes les entreprises du secteur, aux appels d’offres des collectivités territoriales, et aux marchés du secteur privé, avec un succès certain.

Enfin, en tant qu’élu et Président de la Semardel, je veille à la plus grande transparence de notre entreprise, dans un secteur dont le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’est pas traditionnel.

Afin d’améliorer constamment notre performance j’ai proposé au bureau de commanditer une étude de performance et train de vie de Semardel, à l’instar de ce que Bertrand Delanoë a mis en place à son arrivée à la mairie de Paris pour l’ensemble des Sociétés d’économies mixtes parisiennes. Cet audit externe sera fait régulièrement afin d’améliorer sans cesse nos performances.

Cette étude s’ajoute aux contrôles réguliers effectués par notre délégant (le Siredom), par la Préfecture de l’Essonne, la chambre régionale des comptes, et aux audits internes financiers réalisés par un cabinet indépendant deux fois par an.